La conférence de Copenhague Jour 12
Posted on 22. jan, 2010 by Mikael in Conférence de Copenhague, Réchauffement climatique
Copenhague, un accord final satisfaisant?
Voilà la fin d’un sommet international bien décevant! Comment expliquer le désordre qui règne lors des dernières heures de cette conférence?
Faisons le bilan!
Les accords qui ont été décidés par tous les pays présents à Copenhague se résument en cinq points essentiels.
Le premier est la limitation de la hausse de la température moyenne de la terre de 2° d’ici à 2050. Comment quantifier avec exactitude cette hausse puisque même les scientifiques ne sont pas d’accord sur la température moyenne du globe et de l’influence du soleil sur la température de notre planète?
Le deuxième est la réduction des émissions de GES mais avec un pourcentage à établir par chaque pays via un un engagement écrit à définir avant la fin du mois de janvier 2010. C’est une bonne chose de réduire les émissions de GES mais aucun pourcentage n’a été fixé pour les pays les plus industrialisés. C’est bien dommage car ce sont eux qui polluent le plus.
Le troisième accord concerne le montant d’environ 25 milliards (pour les trois prochaines années) de dollars versés pour l’aide au développement des pays du SUD afin qu’ils puissent s’adapter au changement climatique. C’est n’est pas le montant qui est important mais surtout la manière dont cet argent va être utilisé.
Le quatrième point est celui qui concerne le rôle de la déforestation dans le réchauffement climatique. En effet tous les États ont reconnus que les forêts doivent être mieux gérer et préserver. Tout le monde sait que les forêts sont essentielles pour la planète que ce soit en terme de réduction de GES, mais aussi pour la biodiversité. Est-ce un accord innovant?
Enfin, l’absence de contrainte pour le non respect des engagements pris par les états montre que la conférence de Copenhague est un « flop ». Aucune instance ou loi internationale fixe les règles dans la lutte contre le réchauffement climatique. Greenpeace et les autres ONG vont devoir se débrouiller seuls, comme avant! Est-ce vraiment cela que l’on souhaite?
Nous retiendrons alors que le sommet a confirmé des engagements logiques mais insuffisant pour lutter contre le réchauffement climatique. Certes ces engagements sont mieux que rien du tout, mais il faut prendre conscience que l’échelle d’actions n’est pas internationale. Chaque individu doit se sentir concerné par le réchauffement climatique car c’est par l’acte individuel que nous atteindrons les engagements fixés par le sommet.
Rien ne change, sauf le climat!
Les pays développés et leurs firmes multinationales se sont faufilés entre les mailles du filet. Ou bien est-ce les lobbyings industriels et pétroliers qui contrôlent les grands pays développés. A chacun son opinion!
Ne soyons pas défaitistes. L’issue pour notre planète semble quand même être incertaine car, tant que notre modèle de société placera le profit avant l’être humain, et tant que les multinationales contrôleront les grandes puissances mondiales, alors nous irons dans le mur.
Agissez à votre échelle locale!
Comment vont se traduire ces engagements sur un territoire local? Chaque individu, entreprise, collectivité territoriale, association vont faire des efforts pour promouvoir une meilleure façon de vivre, moins polluante, plus en phase avec la nature. C’est en cela que nous croyons chez ENVI, c’est vers des actions concrètes qu’il faut se diriger. Préférez le vélo à la voiture, préférez les marchés de produits locaux aux importations de produits étrangers (même bio parfois), préférez des logements sains et écologiques que des maisons énergivores, à vous d’imaginer votre et notre avenir commun.
Agissez n’attendez plus rien de ces dirigeants politiques!
Mikael ROSTOLL
La conférence de Copenhague Jour 7
Posted on 08. jan, 2010 by Mikael in Conférence de Copenhague, Réchauffement climatique
Une semaine vient de s’écouler après le début de la conférence de Copenhague. Il est l’heure de faire un premier bilan.
Le rôle des médias français
Les médias français se sont mobilisés pour nous faire suivre ce sommet. France Télévision nous a proposé une discussion sur le sujet du réchauffement climatique lors de la soirée du 8 décembre 2009. Ce groupe a aussi proposé par le biais de l’émission « C dans l’air »une discussion entre un climatologue du GIEC et un géophysicien. La presse écrite et celle d’internet ont évoqués également cette conférence. Les médias français ont présentés Copenhague comme un sommet important et décisif, en évoquant l’urgence de la situation climatique et en montrant les évolutions possibles de changement mondial (Montée des océans, augmentation de la température moyenne planétaire, déforestation, migration des populations ou réfugiés climatiques, problèmes du développement des pays du Sud).
Une conférence opaque
Cette conférence apparaît comme confuse. En effet, les manifestations d’ONG qui se sont déroulées à Copenhague la semaine dernière sont le témoignage que les médias ne nous fournissent pas les bonnes informations. Nous ne voulons pas faire un procès d’intention aux médias, ce n’est pas le but de cette article, mais il faut souligner que la conférence ne fournit pas d’informations en temps réel et accessible pour le grand public.
Le grand public a-t-il eu la connaissance des thèmes discutés ?
Fallait-il se déplacer dans la capitale du Danemark pour participer aux débats ?
Qui pouvait accéder au débat ? Les scientifiques, les représentants des états, les représentants des ONG ?
Nous pouvons tenter de donner une réponse. Cette conférence est le lieu d’une concentration de personnes compétentes sur le sujet qui doivent trouver un accord sur des engagements internationaux. Cependant aucune de ces personnes n’est en mesure de créer sur le lieu de cette conférence de véritables actions concrètes qui seront bénéfiques pour la planète. C’est bien là le problème! Où sont les actions?
Vers des négociations difficiles ?
Sur l’aide au développement
Le débat général porte, nous le savons tous, sur des engagements internationaux chiffrés sur la réduction des GES mais aussi sur l’aide au développement des pays du Sud. L’UE ou plus précisément les chefs d’Etats de l’UE ont décidés de verser environ 7,2 milliards d’euros sur trois ans pour cette aide. Soit 2,4 milliards d’euros par an pour l’aide au développement de ces pays. Cette somme est elle une nouvelle subvention ou une aide préexistante qui change de nom ? Certains diront que c’est mieux que rien, d’autres trouveront cela comme du « foutage de gueule ». Les pays du Sud réclament plus, ce qui est légitime. En comparaison, le budget de la région Bretagne pour l’année 2009 est de 1,3 milliard euros.
Sur les accords concernant la réduction des émissions de GES
Le journal le monde explique « qu’un premier projet officiel d’accords a été présenté vendredi. Le document de sept pages, daté du vendredi 11 à 8 h 30 et diffusé aux délégations, prévoit de limiter la hausse de la température moyenne de la planète à 1,5 ou 2 °C, Le texte propose une série de réductions de GES de la planète, soit d’au moins 50 %, soit de 85 %, soit de 95 %, d’ici 2050. Ces pourcentages sont placés entre parenthèses dans le texte du projet, ce qui dénote qu’il n’y a pas d’accord ». Ce texte concerne 194 pays qui ont signé la convention des Nations Unis sur les changements climatiques. Le texte n’a aucune valeur juridique et contraignante. Il n’est pas incitatif. C’ est une erreur !
Et si Copenhague ne servait à rien ?
Il est certain que la semaine qui arrive est décisive. Les rôles des Pays leaders mondiaux comme les États-Unis, la France, la Chine et les pays de l’UE sont d’une extrême importance. Leurs rôles est important pour essayer de trouver un accord international. Leurs rôles est encore plus important vis à vis d’eux même. Regardez-vous dans une glace. Les efforts sont à faire dans vos pays, Messieurs les grands dirigeants de la planète. Fixez-vous vos propres objectifs, réagissez et agissez, l’heure est grave !
Mikael ROSTOLL
La conférence de Copenhague Jour 1
Posted on 05. jan, 2010 by Mikael in Conférence de Copenhague, Réchauffement climatique
LE DANEMARK, LE PIONNIER DE L’ECOLOGIE
Aujourd’hui, le 7 décembre 2009 s’ouvre la conférence de Copenhague. Est ce un hasard si ce sommet se déroule au Danemark? Non, car ce pays est le symbole de l’écologie et des énergies renouvelables.
Quelques chiffres clés!
Environ 20% de l’énergie consommée au Danemark est de l’énergie renouvelable. L’éolien représente une production de 3100 méga watts, dont 420 méga watts produits en mer pour l’année 2008. Cela représente environ 580 watts produits/an/habitants pour cette même année. En France, la production d’origine renouvelable est d’environ 50 watts/an/habitants. Depuis 20 ans, le Danemark a choisit de se projeter vers un avenir meilleur et plus respectueux du milieu naturel car il dépendait essentiellement du pétrole. Cependant son taux d’émission de Co2 (9,7 tonnes/an/habitant en 2007 ) est l’un des plus élevé d’Europe car le reste de son industrie productrice d’électricité est d’origine fossile (charbon et pétrole)
L’effet de serre est un phénomène naturel qui permet de vivre sur la planète. La température moyenne est aujourd’hui de 15°C. La communauté scientifique fait bloc. Nous sommes certains que l’activité de l’homme émet des GES renforçant ainsi ce phénomène naturel. Ainsi les prévisions sont une augmentation de la température moyenne d’environ de 1 à 6°C. Les conséquences sont alarmantes, la fonte des glaciers, l’élévation du niveau des océans, les épisodes pluviométriques plus fréquent et plus violent, les inondations, etc.
Une projection à échéance 2050, un événement unique pour l’humanité!
Cette conférence qui réunit aujourd’hui plus de 190 pays va tenter de déboucher sur des accords internationaux pour la réduction des GES et donc des émissions de CO2. Les enjeux sont multiples. Citons, le changement de nos modes de vie (habitat, transport), ou les bouleversements dans les lobbyings de l’énergie. En parallèle avec cet objectif de réduction de 80% des GES d’ici à 2050, c’est aussi la question du développement des pays du Sud qui sera au cœur des débats. Se développer en évitant l’ère du pétrole est un avantage pour les pays d’Afrique! Ce continent doit tourner les yeux vers le ciel pour apprivoiser les rayons électromagnétiques du soleil. Ce développement de l’énergie solaire doit contribuer à un meilleur confort de vie, à une amélioration de l’enseignement scolaire et à la création d’un véritable secteur de santé publique.
Il faut aller plus loin
Certes la réduction des GES est une étape importante pour nos sociétés actuelles et celles de demain. Les efforts sont à demander aux entreprises, aux domaines du transport et au secteur de l’habitat. Les villes doivent être les moteurs de ces nouvelles politiques locales plus respectueuses de notre milieu. Cependant, une question beaucoup plus importante me vient à l’esprit.
Comment anticiper la transition de l’après pétrole ?
C’est surtout sur cette question de la ressource énergétique que les États du monde entier doivent mettre en place des objectifs très précis!
C’est aussi la question de l’agriculture et de la nourriture qui doivent être débattu à cette conférence de Copenhague!
Comment faire face aux besoins de nourriture dans le monde ?
Il faut changer nos modes de production et aussi les modes de consommation.
Une issue positive?
Nous serons attentifs au déroulement de cette conférence, et nous essayerons de suivre tous les sujets abordés. A l’aube de ce sommet, nous sommes impatients de voir quels seront les vrais engagements fixés par tous les pays !
Et bien plus que les objectifs fixés, ce sont les moyens pour y parvenir qui nous intéressent le plus.
MIKAEL ROSTOLL
Source photographie : Alain ROSTOLL



